BPCO - Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive
Nous vous aidons à identifier, comprendre et mieux vivre avec la pathologie.
Nous vous aidons à identifier, comprendre et mieux vivre avec la pathologie.
La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) se définit comme une maladie chronique inflammatoire, lentement progressive atteignant les bronches. Cette affection est caractérisée par une diminution non complètement réversible des débits aériens, en particulier le VEMS.
Cette maladie, longtemps peu symptomatique, débute par une toux, une expectoration matinale, symptômes souvent banalisés et attribués à la « bronchite chronique » du fumeur par les patient(e)s eux(elles)-mêmes. Progressivement s’installe une dyspnée (essoufflement) à l’effort puis au repos, pouvant gêner les gestes de la vie courante.
Des décompensations respiratoires, notamment à l’occasion d’épisodes infectieux, peuvent entraîner une insuffisance respiratoire aiguë engageant le pronostic vital.
On parle d’emphysème lorsque les parois des alvéoles se détruisent.
Les principales maladies associées à la BPCO sont :
La BPCO peut toucher les fumeurs mais aussi les non-fumeurs : le risque de développer une BPCO est nettement supérieur chez le patient exposé au tabagisme passif que chez les personnes non exposées.
Le tabac est obtenu à partir d’une plante Nicotinia tabaccum qui sera transformée, à la suite de divers procédés de séchage. La fumée résultant de la combustion du tabac contient plus de 4.000 substances chimiques, dont au moins une soixantaine sont toxiques ou cancérigènes. De plus, la nicotine contenue dans le tabac rend le fumeur physiquement dépendant. En quelques secondes, elle se fixe sur les récepteurs nicotiniques du cerveau et lui procure du plaisir. Le corps s’y habitue et en demande plus, et de plus en plus. Lorsque le taux de nicotine dans le corps diminue, des symptômes de manque apparaissent : irritabilité, problème de concentration, troubles du sommeil, agitation, mal au ventre, mal à la tête… Le fumeur fume parfois par plaisir mais souvent pour éviter le déplaisir lié au manque. Pour augmenter l’assuétude des fumeurs ou la rapidité de cette assuétude, des substances ont été ajoutées pour augmenter une sensation de récompense, pour dilater les voies respiratoires ou pour adoucir ou masquer l’effet irritant de la fumée sur les voies respiratoires. Bref, un produit toujours plus agréable à consommer, qui accélère ou maintient la dépendance physique au tabac, au détriment de la santé du consommateur.
Le CO (monoxyde de carbone), gaz produit par la combustion du tabac, se fixe très fortement à l’hémoglobine, à la place de l’oxygène : donc, quand on fume, le sang est moins oxygéné. L’addiction physique ne vient pas seule, elle s’accompagne d’addiction psychique. Fumer devient une habitude et un rituel social (en buvant un café, après un effort ou un moment de stress, par ennui, lorsque quelqu’un fume près de vous…). La plupart des fumeurs sont dépendants aussi bien physiquement que psychiquement.
De nombreuses substances contenues dans le tabac exercent soit une action agressive sur l’arbre bronchique : surinfections bronchiques, toux, crachats, aggravation de l’asthme, emphysème, soit un effet cancérigène : cancer du poumon, du larynx, de la vessie entre autres… En continuant à fumer, un fumeur a une chance sur deux de développer la BPCO (maladie englobant bronchite chronique obstructive et emphysème). Parmi les patients atteints de BPCO, 9 sur 10 sont fumeurs ou ex-fumeurs.
Un diagnostic précoce accompagné d’un sevrage tabagique est la seule manière de lutter contre la BPCO. Le risque d’infections des poumons est plus élevé chez le patient BPCO fumeur. L’exposition au tabac et les poussées infectieuses fréquentes aggravent encore l’état des poumons. L’âge et la modification du système immunitaire chez le fumeur augmentent son risque de développer une BPCO.
Le meilleur traitement sera déterminé par le médecin traitant ou le pneumologue. Une fois instauré, une équipe paramédicale pourra vous aider pour le suivi de ce traitement.
L’arrêt tabagique est la première étape d’une thérapie efficace de la BPCO (amélioration de la santé des patient(e)s à tous les stades de la BPCO). Il freine l’évolution de la maladie, améliore les symptômes respiratoires, prévient leur aggravation et augmente l’espérance de vie.
Chaque fumeur est différent : la stratégie de sevrage doit être adaptée à son degré de dépendance physique, psychologique et comportementale au tabac. Trois tests peuvent déterminer le degré de dépendance et d’imprégnation aux composants de la fumée du tabac : le test de Fagerström, la mesure du monoxyde de carbone (CO) dans l’air expiré et le dosage urinaire de la cotinine.
Un médecin ou un tabacologue aidera à déterminer les aides à l’arrêt du tabac :
Les traitements permettent de soulager les symptômes, d'améliorer la tolérance à l’effort et l’état de santé. Ils peuvent aussi prévenir la progression de la maladie, prévenir et traiter les exacerbations ainsi qu'améliorer la qualité de vie.
La majorité des traitements seront administrés par voie inhalée. De nombreux systèmes d’inhalation existent. Chacun trouvera avec son pneumologue le traitement qui lui est le mieux adapté avec : un système d’inhalation optimal, une fréquence d’utilisation qui correspond au quotidien du patient et bien entendu le choix par le médecin des molécules adaptées à la gravité de la maladie et aux symptômes. La compliance est d’une importance majeure pour assurer l’efficacité du traitement.
Retenons essentiellement que :
Les autres traitements sont par exemple la corticothérapie orale, la théophylline,…
L’aérosolthérapie est la dispersion dans un gaz ou dans l’air de particules solides ou liquides dont la dimension (microscopique) se situe entre 0,1 et 50 micromètres (1 micromètre = un millionième de mètre). L’aérosolthérapie permet l’absorption d’un médicament au niveau des voies respiratoires.Il existe trois sortes d’aérosolthérapie :
Les aérosols doseurs de liquide pressurisé (pMDI) et les inhalateurs de poudre sèche (DPI) permettent l’absorption rapide d’une dose de médicament au niveau des voies respiratoires. Ils délivreront :
Il en existe plusieurs modèles et leurs manipulations varient de l’un à l’autre. Il est très important de respecter la prescription médicale afin de stabiliser au mieux la maladie. Il est important également qu’un membre de l’équipe médicale (médecin, kinésithérapeute, infirmière ou pharmacien) vérifie la bonne utilisation des différents systèmes d’inhalation.
Le nébuliseur est un appareil électrique qui permet la transformation d’un médicament en « vapeur » pour l’administrer au niveau des voies respiratoires. Il en existe trois types :
Lors d’une crise aiguë, le nébuliseur peut être loué en pharmacie mais à plus long terme, l’achat d’un appareil personnel sera conseillé. Le choix du type de nébuliseur se fera en fonction de plusieurs critères :
Il est déconseillé d'utiliser
N’utilisez pas pour la nébulisation des produits non prévus pour cette voie d’administration ou de l'oxygène.
C’est la dégradation soutenue dans le temps (48h) de l’état respiratoire par rapport à l’état stable, cette déstabilisation de l’état respiratoire va nécessiter au moins un changement de traitement. Les symptômes qui vont s’aggraver peuvent être : la dyspnée, la toux, le volume et/ou la purulence des expectorations. Parfois le patient présente de la fièvre, une tachycardie, une cyanose ou une désaturation en oxygène.
La plupart des exacerbations sont infectieuses (virales ou bactériennes), certaines non infectieuses (un pneumothorax, une embolie pulmonaire, un œdème aigu du poumon,…un pic de pollution). Les exacerbations aggravent le pronostic de la maladie. Un traitement régulier de la BPCO et une surveillance médicale appropriée par le médecin traitant et le pneumologue permet d’en réduire la fréquence.
Gestion de crise
En cas d’aggravation des symptômes, il faut contacter son médecin traitant pour l’instauration du traitement de crise. La plupart des exacerbations seront traitées à domicile par l’intervention du médecin traitant, certaines dites sévères requerront une hospitalisation.
En cas de signes de détresse respiratoire (par exemples : impossible de parler, troubles de la conscience, saturation de l’oxygène inférieure à 80%,…) appelez le 112. Voici quelques examens qui pourront être réalisés en urgence :
Voici quelques armes que le médecin pourra utiliser pour améliorer la situation:
C’est par le renforcement de la musculature périphérique obtenu grâce à l’entraînement régulier ainsi que par les conseils d’hygiène de vie pour une meilleure gestion et compréhension de votre souffle que nous vous aiderons à réaliser certaines activités que vous ne faisiez plus ou qu’avec beaucoup de difficultés.
Dans la vie quotidienne, la BPCO se manifeste par un essoufflement lors d’activités physiques modérées, voire légères. A l’essoufflement ou dyspnée due à la limitation respiratoire s’ajoutent une dyspnée par manque de condition physique et fonte musculaire. D’autres causes de dyspnée existent aussi.
Le patient atteint de BPCO entre dans le cercle vicieux du déconditionnement (Fig.1) où l’essoufflement entraîne une diminution de l’activité physique et engendrera peu à peu un mode de vie plus sédentaire, réduisant de plus en plus les capacités physiques du patient BPCO.
Il est primordial de rompre ce cercle vicieux par la reprise d’une activité physique adaptée (en revalidation respiratoire par exemple) et permettre au patient d’améliorer sa tolérance à l’effort. La réduction de l’essoufflement qui en résultera lui permettra de reprendre confiance et participera à l’amélioration de sa qualité de vie.
A l’heure actuelle, la revalidation pulmonaire s’adresse à tous les insuffisants respiratoires quelle qu’en soit l’origine. Pour que cette revalidation soit prise en charge par la mutuelle, il est impératif de remplir certaines conditions. C’est pourquoi au début de la revalidation le patient est soumis à des analyses de son statut fonctionnel respiratoire et musculaire périphérique.
La kinésithérapie au cabinet ou au domicile aidera le patient dans le maintien de ses capacités fonctionnelles tant respiratoires que physiques.
Des exercices adaptés pour entretenir et améliorer la condition physique seront proposés, d’autres en cas d’encombrement pulmonaire.
Des séances de kinésithérapie régulières peuvent être remboursées par la mutuelle à condition d’introduire une demande de pathologie lourde pulmonaire. Celle-ci doit être introduite par le pneumologue à certaines conditions.
Pour l’inclusion d’un nouveau patient en revalidation pulmonaire il est nécessaire de fournir un rapport détaillé au médecin conseil de la mutuelle de telle façon que ce dernier puisse juger de la nécessité d’un éventuel programme de revalidation pulmonaire. Ce rapport s’appuie sur une série de tests fonctionnels respiratoires et musculaires.
Ces tests sont répétés après trois mois, ainsi qu’en fin de revalidation de manière à mettre en évidence les progrès du patient. Si les progrès sont insuffisants cela suggère l’éventuelle nécessité d’une réorientation dans le programme de revalidation. A chaque fois, les résultats sont expliqués par le pneumologue responsable et transmis au médecin traitant.
Un rapport d’EFR complet datant de moins de 3 mois est nécessaire. Le cas échéant, nous repratiquerons des EFR de manière à connaître la Capacité Vitale ainsi que le VEMS « Volume Expiratoire Maximum en 1 Seconde ».
Actuellement, le VEMS ou la DLCO doivent obligatoirement être inférieurs à 50% de la valeur théorique.
L’ergospirométrie est un test d’effort réalisé sur vélo qui nous permet d’apprécier la résistance à l’effort ainsi qu’une foule d’autres paramètres importants et nécessaires dans le suivi de la maladie.
Le test de marche permet d’évaluer la distance maximum parcourue en 6 minutes. Les résultats et les paramètres mesurés nous informent de l’autonomie du patient ainsi que sur sa tolérance à l’effort. Ce test évalue l’éventuelle désaturation en oxygène du patient.
Différents petits tests nous informent sur l’état général, musculaire ainsi que nutritionnel du patient.
A son arrivée dans le service, le patient est invité à se reposer quelques insants avant que les kinés ne le prennent en charge. Au début de chaque séance de revalidation, la saturation en oxygène, la fréquence cardiaque et la tension de chaque patient est contrôlée.
Une fois que ces paramètres de base sont pris, le patient peut démarrer son programme. Ces paramètres seront contrôlés durant les exercices à plusieurs reprises au cours de la séance de revalidation.
Le programme sera adapté en fonction des capacités de chacun de sorte que chacun puisse évoluer de manière optimale.
Les séances de revalidation seront composées de vélo ergométrique, de tapis roulant, de cyclo-ergomètre à bras, de renforcement analytique, ainsi qu’une gymnastique de groupe avec des haltères ou un bâton. Régulièrement, des exercices respiratoires seront réalisés ainsi qu’une toilette bronchique en cas de besoin.
Par le réentraînement à l’effort, le revalidation aide le patient à sortir d’un cercle vicieux où l’inactivité, la crainte et l’impossibilité de faire des efforts aggravent d’autant plus la capacité d’en faire.
La revalidation pulmonaire dont le directeur est le Docteur Nguyen Dang est un centre attaché au service de pneumologie dirigé par le Professeur Dr R. LOUIS.
Le service de revalidation pulmonaire est dirigé par deux pneumologues spécialisés en revalidation.
La présence régulière d’un médecin pneumologue dans le service assure le suivi médical ainsi que le contact avec les médecins extérieurs au centre (pneumologue et généraliste ou autre spécialiste).
Les kinésithérapeutes s’occupent des tests d’entrées, à trois mois et en fin de revalidation.
Chaque séance de revalidation se compose d’exercices sur vélo et tapis roulant, de gymnastique aux appareils et au sol pour les différents groupes musculaires. Les efforts sont adaptés à chaque patient suivant leur capacité estimée lors des tests préalables. Les kinésithérapeutes surveillent constamment le comportement général cardiaque et respiratoire au moyen d’appareillage adéquat (PA – FC – SaO2 – Vent). Le but est un entraînement progressif et régulier en évitant le travail excessif. Les kinésithérapeutes sont toujours présents à l’écoute.
Les kinésithérapeutes s’occupent également de techniques de kinésithérapie respiratoire telles que le percussionnaire, les drainages bronchiques ou les techniques de lutte contre l’hyperventilation.
L’ergothérapeute peut améliorer la vie de tous les jours en vous aidant à mieux gérer votre souffle, en vous donnant des petits trucs qui facilitent la vie, en vous présentant des moyens d’aides techniques ou même en vous guidant dans l’achat de certains matériels.
Lorsque le patient éprouve de grosses difficultés dans sa maison au cours des activités de la vie quotidienne, l’ergothérapeute peut se déplacer de manière à voir évoluer le patient dans son habitat afin de le conseiller plus judicieusement ou de réorganiser son intérieur
C’est en réalisant une anamnèse alimentaire ainsi que la détermination des masses grasse et maigre par impédancemétrie en cours de revalidation que le diététicien vous fournira certains conseils personnalisés. En ciblant les erreurs éventuelles vous corrigerez ainsi certaines carences ou excès… Pendant la revalidation, la répétition de l’anamnèse alimentaire permettra de vérifier ou réorienter les consignes alimentaires.
Par la réalisation avec vous d’un test spécifique (le Chronic Respiratory Disease Questionnaire) la psychologue peut évaluer votre qualité de vie, telle que vous la ressentez. Ces résultats permettront de mieux comprendre comment vous vivez votre maladie, de mettre en évidence parfois un sentiment de peur, d’anxiété ou même un syndrome dépressif susceptible d’aggraver les symptômes respiratoires.
Le soutien psychologique régulier aide à l’amélioration globale du patient et également à la lutte contre diverses assuétudes telles que le tabagisme, l’alcoolisme ou toutes autres difficultés physiques ou psychologiques.
L’amélioration des paramètres psychologiques de la personne contribue aussi aux bénéfices de la revalidation
Bien souvent la maladie vous impose de lourdes charges tant financières qu’administratives. L’assistante sociale pourra vous aider à introduire les dossiers en vue de solliciter les interventions légales auxquelles vous avez éventuellement droit. De plus, beaucoup de patients éprouvent des grosses difficultés à se déplacer de manière autonome et parfois d’assumer le coût de ces nombreux déplacements. Dés lors, l’assistante sociale vous aidera dans toutes vos démarches administratives ainsi que dans la recherche d’aide aux déplacements vers le centre de revalidation.
L’oxygène est un gaz contenu dans l’air ambiant à raison de 20,93 % il est indispensable à la vie.
L’oxygène est un médicament soumis à la prescription médicale et celle-ci doit être strictement respectée. Contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’y a pas de dépendance à l’oxygène mais certains patients bien améliorés par l’utilisation régulière augmentent leurs activités avec l’oxygène.
La mesure de la saturation du sang en oxygène peut être réalisée soit à l’aide d’un oxymètre de pouls (appareil fixé sur le bout du doigt ou au lobe de l’oreille) soit de manière plus précise par une mesure directe de l’oxygénation du sang avec une prise d’un peu de sang artériel, la plupart du temps dans la face antérieure du poignet.
Actuellement, le mode de délivrance privilégié est l’oxyconcentrateur. Il s’agit d’un appareil qui filtre l’air ambiant et en isole l’oxygène des autres gaz. A la sortie du concentrateur , le patient reçoit de l’oxygène avec une pureté de 90 à 95 %. Il existe plusieurs sortes d’oxyconcentrateurs :
L’oxyconcentrateur fixe sera utilisé au domicile pour la délivrance d’oxygène la nuit et le jour. Il ne nécessite qu’une alimentation en courant électrique standard et permet la délivrance d’oxygène en débit continu. Ses débits sont limités, il est parfois bruyant et doit être équipé d’un humidificateur.
L’oxyconcentrateur portable sera utilisé, pour les déplacements. Il est autonome grâce à des batteries rechargeables. Il est portable à l’épaule, dans un sac à dos ou sera placé dans un petit chariot à roulettes. Il permet, selon l’appareil, la délivrance d’oxygène en continu et/ou en mode pulsé pour économiser les batteries et augmenter l’autonomie du patient. Le mode pulsé ne convient pas à tous les patients.
L’oxyconcentrateur fixe utilisé à la maison peut être couplé à un compresseur pour le remplissage de petites bonbonnes en alliage léger. Ces dernières sont utilisées pour la déambulation à l’extérieur de la maison mais permettent une moins grande autonomie que l’oxyconcentrateur.
L’oxygène sous forme gazeux peut être comprimé pour être stocké sous pression dans des bonbonnes métalliques. Un détendeur permet de gérer la pression et le débit de l’oxygène pour le patient. Au domicile, ce système est de moins en moins utilisé car il est couteux, encombrant et demande énormément d’assistance pour sa délivrance quotidienne.
L’oxygène peut être refroidi (à -183°c) pour être stocké dans des cuves métalliques de +/- 30 Litres. Un réservoir portable permet la déambulation et favorise l’autonomie du patient. De hauts débits d’oxygène sont possibles mais le patient doit pouvoir remplir son réservoir portable et donc accéder à une cuve. Ce système est très couteux et soumis à des règles très strictes pour sa prescription en Belgique.
L’oxygène est transmis au patient par l’intermédiaire d’une canule nasale ou d’un masque. Pour améliorer le confort du patient, il existe un large éventail de canules nasales, de raccords, de tuyaux, de rallonges, de protections et autres, permettant de s’adapter aux besoins de chacun. La plupart des fournisseurs d’oxygène se fournissent en petits matériels chez Salter Labs .
Il ne faut pas hésiter à demander à la firme responsable la fourniture du matériel utile à ses besoins.
Voici un éventail de ce petit matériel :
L’oxygène peut être prescrit par le médecin en situation médicale aigüe pour une durée maximale de 3 mois (par 12 mois). La plupart du temps, c’est un oxyconcentrateur fixe qui sera prêté au patient pour ce traitement.
La situation aiguë sera, par exemple, une exacerbation de BPCO ( cfr …)
Ce type de traitement nécessite une évaluation par un pneumologue d’un centre agréé en oxygénothérapie de longue durée comme le CHU de Liège.
Des examens complémentaires seront réalisés à la recherche d’une insuffisance respiratoire chronique. Si tel est le cas, une « convention en OLD » pourra être signée sous certaines conditions.
La désaturation nocturne objectivée par un enregistrement de nuit, l’hypoxémie mesurée par l’analyse des gaz du sang artériel ou la désaturation lors d’un test de marche de six minutes sont des éléments qui peuvent permettre au pneumologue de faire une demande au médecin conseil pour l’obtention d’un remboursement.
Le pneumologue précisera la durée de l’utilisation de l’oxygène (en général au moins 15h/j) et les débits prescrits.
Le mode de délivrance sera remboursé sur des critères d’autonomie ou de débit (Oxygène liquide, Oxyconcentrateur fixe, portable, …).
Dans quelques cas, une oxygénothérapie sera prescrite uniquement à l’effort.
La carbonarcose désigne une somnolence évoluant vers le coma due à une l’augmentation du gaz carbonique (CO2) dissout dans le sang. Afin d’en limiter le risque, il est important de respecter la prescription du médecin et de ne jamais augmenter les débits d’oxygène sans avis médical.
L’oxygène est un comburant, c’est-à-dire qu’il augmente très fort les risques d’incendie et accélère le feu. En cas d’incendie, la réserve d’oxygène liquide ou les bonbonnes d’oxygène gazeux présente un risque d’explosion.
En signant la convention citée ci-dessus, le patient s’engage à ne plus fumer. En cas d’accident dû au tabac, sa responsabilité sera engagée. Notons qu’il est préférable d’avertir son assureur en cas de détention de réserve d’oxygène à la maison et de son utilisation en voiture.
L’oxyconcentrateur produit son oxygène en direct, il ne contient pas de réserve d’oxygène. Son utilisation est donc moins risquée que l’oxygène gazeux ou liquide.
Il existe, chez l’insuffisant respiratoire, un déconditionnement musculaire général.
L’activité physique correspond à tout mouvement produit par les muscles squelettiques. Ce mouvement est responsable d’une augmentation de la dépense énergétique.
L’activité physique va intervenir à différents niveaux (cœur, poumons, muscles, cerveau, os).
L’oxygène correspond au carburant de chaque muscle. Lors d’une activité physique, les muscles se contractent et présentent un besoin croissant en oxygène.
L’insuffisance respiratoire implique une moins bonne capacité du corps humain à apporter l’oxygène aux muscles. Par conséquent, l’insuffisant respiratoire aura plus de difficultés à réaliser une activité physique (essoufflement, fatigue).
Suite à cet essoufflement lié à l’effort, la principale réaction observée est l’arrêt de toute activité physique afin d’éviter l’apparition d’un nouvel essoufflement. Mais cette diminution de l’activité physique affaiblit les muscles et aggrave la situation. En effet, un muscle affaibli aura besoin de plus d’oxygène qu’un autre muscle. Ainsi lors de l’arrêt prolongé de toute activité physique, l’ensemble des muscles s’affaiblissent, un déconditionnement à l’effort apparait et les poumons ne sont plus capables d’apporter une quantité suffisante d’O2, l’essoufflement s’aggrave et apparait au moindre effort (cercle vicieux).
Une activité physique d’1h minimum 3x/semaine
Avant de débuter un réentrainement à l’effort, le niveau de l’activité physique doit être évalué en fonction de vos capacités.
L’évaluation de vos capacités physiques peut être réalisée lors de votre suivi chez votre pneumologue (test de marche de 6 minutes ; ergospirométrie ; force du quadriceps, spirométrie). Cette évaluation permettra d’estimer vos capacités respiratoires et musculaires et par la suite de personnaliser votre réentraînement à l’effort.
Enfin l’activité physique réalisée doit tenir compte de votre âge, d’autres pathologies éventuelles (arthrose, lombalgie, problèmes rénaux, cardiaques…) et de votre saturation en O2.
Les activités de la vie journalière, cuisine, ménage, courses ne peuvent être considérées comme des activités physiques à part entière même si celles-ci peuvent s’avérer éprouvantes.
L’activité peut se présenter sous différentes formes et être réalisée par étapes (3x20min par jour, 30 min le matin et 30min le soir…)
Exemples d’activités : marche, vélo, ergomètre à bras, rameur, aquagym, yoga, exercices de renforcement musculaire…
Ne pas reprendre une activité brutalement, sans être évalué au préalable.
La reprise de l’activité physique doit être progressive et accompagnée (kinésithérapeute, revalidation pulmonaire, cours collectifs…).
La réhabilitation respiratoire présente pour objectifs majeurs la réduction de la dyspnée, l’amélioration de la qualité de vie et de l’autonomie.
Conseils au quotidien ;
Les voies aériennes supérieures constituent ¼ du total des voies aériennes. Elles comprennent le nez, la bouche, le larynx et le pharynx. Les VAS permettent le conditionnement de l’air avant son entrée dans les voies aériennes inférieures.
Les voies aériennes inférieures comprennent la trachée, les bronches, les bronchioles et les alvéoles pulmonaires. Les échanges gazeux (O2-CO2) se produisent au niveau des alvéoles.
Les voies aériennes supérieures doivent être dégagées afin d’assurer le passage de l’air vers les alvéoles.
Le passage de l’air par les fosses nasales permet le réchauffement et l’humidification de l’air inspiré. De plus, les fosses nasales contiennent des cils ayant une fonction d’épuration.
Par temps froid, la respiration nasale est à privilégier afin de permettre un conditionnement optimal de l’air (permet d’éviter l’irritation des voies aériennes inférieures).
Afin de permettre une respiration nasale optimale, un nettoyage régulier semble indispensable. En plus du mouchage habituel, le lota permet un nettoyage complet des fosses nasales. Le lota peut se trouver en pharmacie et ressemble à un petit arrosoir.
Utilisation du lota : le remplir de liquide physiologique (NaCl 0.9%), au-dessus d’un évier pencher la tête d’un côté, placer l’embout du lota au niveau de la narine supérieure. Tout en respirant pas la bouche, faire écouler lentement le liquide physiologique à partir de la narine supérieure afin que ce liquide s’écoule et s’évacue par l’autre narine. Effectuer la même opération de l’autre côté.
Le kinésithérapeute, par l’intermédiaire de techniques manuelles ou instrumentales, permet d’aider au désencombrement.
Les services mutuelles octroient un remboursement concernant les soins de kinésithérapie. Ce remboursement est valable pour minimum 18 séances et peut aller jusqu’à 120 séances/an en cas de pathologie lourde, indiquée par votre médecin spécialiste et approuvée par votre mutuelle (critères spécifiques). Pour plus d’informations, contacter votre mutuelle et/ou votre pneumologue.
Il existe des techniques expiratoires lentes, permettant le désencombrement des voies aériennes distales et des techniques plus rapides, telles que la toux et l’augmentation du flux expiratoire, permettant quant à elles le désencombrement des sécrétions présentes en proximal (dans les grosses voies aériennes).
Le drainage autogène (DA) est une toilette bronchique qui utilise des expirations et inspirations lentes contrôlées par le patient en position assise. Cette technique demande une grande coopération du patient et la nécessité d’un contrôle régulier du kinésithérapeute.
Afin de pouvoir réaliser cette technique correctement seul il est indispensable de d’abord réaliser ce drainage avec votre kinésithérapeute.
Le patient descend progressivement dans son volume de réserve expiratoire (VRE) en vue de la mobilisation des sécrétions distales. Expirations de plus en plus profondes, lentes afin de vider un maximum d’air.
On distingue 3 phases :
– décollement du mucus périphérique par une ventilation à bas volume pulmonaire (VRE),
– rassemblement du mucus des bronches moyennes par une ventilation à volumes pulmonaires petit et moyen (VRE) et volume courant (Vt),
– évacuation du mucus des grosses bronches par une ventilation à haut volume pulmonaire (VRI),
En pratique :
– attitude position assise, dos droit, tête légèrement en extension, mains du malade à gauche et à droite de la partie supérieure du thorax,
– inspiration lente par le nez,
– expiration : lente sans forcer, accompagnée d’une pression douce sur le thorax à l’aide des mains.
Il s’agit d’une technique rapide, qui permet d’évacuer de potentielles sécrétions proximales (trachée, bronches souches et premières générations bronchiques…)
Technique réalisée avec l’aide du kinésithérapeute (pour plus d’efficacité).
En pratique : technique réalisée en position assise ou couchée, le kinésithérapeute appliquant une main au niveau thoracique et un contre appui abdominal. Le patient démarre une expiration rapide, bouche ouverte (glotte ouverte) après avoir pris une inspiration profonde. Le kinésithérapeute accompagne cette expiration rapide, explosive par une pression manuelle thoracique et abdominale, afin de permettre l’évacuation d’un maximum d’air.
Consignes : soufflez rapidement, bouche grande ouverte, comme si vous vouliez faire de la buée sur une vitre.
Inspirez lentement par le nez jusqu’à ce que vous sentiez vos poumons remplis d’air. Pincez les lèvres comme pour siffler ou souffler une bougie. Expirez lentement, sans forcer, tout en gardant les lèvres pincées. Assurez-vous de prendre plus de temps pour expirer que vous ne le faites pour inspirer. N’oubliez pas de garder les lèvres pincées. Ne forcez pas vos poumons à se vider.
Apprendre à vous positionner confortablement, à demeurer calme et à utiliser la technique de respiration à lèvres pincées peut vous aider à reprendre le contrôle de votre respiration et diminuer votre anxiété lors d’une crise aiguë d’essoufflement.
Etapes
Points à retenir
– Assurez-vous que vous maîtrisez bien la technique de respiration à lèvres pincées au repos avant de l’utiliser lors d’une crise aiguë d’essoufflement.
– Il est très important de vous accorder l’espace et le temps requis pour stabiliser votre respiration. Ralentissez progressivement votre respiration.
– Rappelez-vous que la respiration trop rapide est votre ennemi. Elle vous fait dépenser trop d’énergie pour mobiliser peu d’air, alors qu’à l’inverse, une respiration plus lente vous permet de mobiliser d’avantage d’air en dépensant moins d’énergie.
Le système respiratoire est composé de muscles inspiratoires et expiratoires, dont le fonctionnement est essentiel.
Muscle inspiratoire majeur : diaphragme
Muscles inspiratoires secondaires : intercostaux externes, scalènes, trapèzes et SCM (sterno-cléido-mastoïdien)
Muscles expiratoires principaux : abdominaux et intercostaux internes
L’inspiration est active : le diaphragme, en se contractant, crée une dépression intrapulmonaire, occasionnant ainsi l’entrée de l’air dans les poumons. L’expiration est normalement passive, par l’arrêt de la contraction du diaphragme, le poumon tend à reprendre sa forme initiale (retour passif), l’air s’échappe. L’expiration peut devenir active en cas d’activation des abdominaux (notamment lors de l’effort de toux).
Les patients présentant une maladie respiratoire chroniques peuvent présenter une diminution de force de leurs muscles respiratoires.
Ces muscles respiratoires peuvent être entrainés avec l’aide du kinési thérapeutes. Cet entrainement peut permettre au patient d’améliorer son souffle, sa tolérance à l’effort, ses capacités de toux.
Exemples d’appareils permettant un travail inspiratoire : voldyne, threshold IMT…
Exemples d’appareils apportant un travail expiratoire : pep mask, flutter, accappella, Threshold PEP
De plus, la réalisation d’une activité physique régulière apporte un travail des muscles respiratoires de manière indirecte.
Le kinésithérapeute, peut vous accompagner afin de rendre la toux plus efficace. Le thérapeute pourra vous montrer quelques astuces et conseils afin de rendre la toux productive, efficace et parfois moins contraignante.
Afin d’aider à rendre la toux plus efficace une bonne position (position assise avec un bon appui) et l’apport de pressions manuelles sont importants. Une main sur le thorax et une main abdominale qui accompagnent la toux rendent celle-ci plus puissante et par là plus efficace. L’utilisation d’une ceinture abdominale, en cas de déficit important des abdominaux, peut également apporter un résultat.
Cet un examen aide à faire le diagnostic de certaines maladies respiratoires, à en évaluer la sévérité, à en surveiller l’évolution et l’efficacité des traitements. Il n’y a aucune préparation particulière.
D’autres tests pourront être effectués : mesure des gaz du sang, test de transfert du monoxyde de carbone, test de broncho provocation, test d’effort…
Cet examen ne présente aucun risque lié directement ou indirectement à la méthode. Il dure entre 30 minutes et 1 h 30. Les résultats vous seront expliqués immédiatement après l’examen ou au cours d’une prochaine consultation.
Examen de première intention devant une symptomatologie respiratoire.
C’est un scanner dont l’appareil est constitué d’un lit d’examen et d’un gros anneau dans lequel se trouve un tube à rayons X. Au lieu d’être fixe, cet anneau tourne autour du patient et, grâce à un système informatique puissant, des images sont obtenues. Ces images sont reproduites sur un écran d’ordinateur pour être étudiées.
Le scanner permet via des rayons X de créer des images de grande qualité afin de visualiser les structures vasculaires et ganglionnaires.
L’angio-scanner (scanner avec produit de contraste) du thorax, appelé aussi angio-scanner des artères pulmonaires, est un examen qui utilise les rayons X. Son principe consiste à acquérir des images en coupes fines des artères pulmonaires et des poumons. Dans la plupart des cas, un produit de contraste à base d’iode est injecté par voie intraveineuse pour améliorer la qualité des images obtenues.
Cet examen présente l’avantage de donner des informations très précises.
Une attention particulière sera donnée à :
Si un produit de contraste doit être employé
Le patient doit veiller à informer le médecin de ses antécédents médicaux et des médicaments qu’il prend.
Une fois l’examen terminé, il est conseillé au patient de boire pour éliminer totalement le produit de contraste.
Une sensation de chaleur et l’impression d’avoir uriné peuvent être ressenties au moment de l’injection du produit de contraste. Le patient peut avoir un goût métallique dans la bouche suite à l’injection du produit de contraste.
Le scanner expose le patient à une quantité de radiations plus importante que celle délivrée lors d’une radiographie.
Les personnes qui souffrent de claustrophobie peuvent ressentir de l’inquiétude à passer cet examen. Si c’est votre cas parlez-en avant votre examen.
La bronchoscopie, est un examen réalisé au moyen d’un endoscope, un appareil formé d’un tube souple et d’un oculaire à travers lequel le médecin peut voir les bronches (tuyaux qui permettent à l’air de parvenir du larynx aux poumons). Cet examen permet au médecin de procéder à une biopsie bronchique, à une biopsie transbronchique et/ou à un lavage broncho-alvéolaire.
Ces deux types de biopsies consistent à prélever au niveau des bronches un morceau de tissu d’une lésion jugée suspecte par le médecin. Le fragment prélevé est ensuite envoyé pour analyse dans un laboratoire d’anatomie pathologique.
Ces biopsies permettent :d’établir un diagnostic en cas de lésion suspecte ou de tumeur au niveau des bronches.
Le lavage broncho-alvéolaire consiste à injecter un liquide physiologique au niveau des bronches puis à le récupérer afin de mettre en évidence la présence d’un microbe (bactérie), d’une maladie de système (maladie inflammatoire de cause inconnue) ou d’une maladie professionnelle. Cet examen permet de vérifier la présence d’un agent extérieur responsable d’une atteinte des alvéoles pulmonaires (présence d’une bactérie ou d’un virus, présence de minéraux tels que l’amiante et les silices). Il peut également être proposé aux patients immunodéprimés (ex. : patients atteints du SIDA, patients greffés) atteints d’une infection opportuniste.
La prise de médicaments anticoagulants et/ou antiagrégants : cet examen présente en effet un risque d’hémorragie (saignement). Par conséquent, pour les patients prenant des médicaments anticoagulants et/ou antiagrégants, il sera nécessaire d’interrompre transitoirement le traitement. Cela permettra de réaliser l’examen dans de bonnes conditions.
Si un lavage broncho-alvéolaire est prévu : les patients présentant des difficultés respiratoires. En effet, suite à l’injection de liquide physiologique il sera temporairement plus difficile de respirer après l’examen.
Cet examen n’est pas douloureux.
Une fois l’examen terminé, il sera demandé au patient d’attendre 1/2 heure pour que les effets du sédatif disparaissent et pour surveiller le risque de saignement.
Le patient ne pourra reprendre son véhicule pendant toute la journée suivant cet examen. Il sera demandé au patient d’éviter de faire des efforts importants (ex.: pas de sport) pendant toute la journée suivant l’examen.
Biopsies bronchique et transbronchique : parfois le diagnostic ne peut être établi après une première biopsie. Il faudra alors procéder à une autre biopsie. Si le patient était agité ou saignait trop lors de la première biopsie, cette seconde biopsie sera réalisée sous anesthésie.
L’échocardiographie est un examen au cours duquel il est fait appel à des ultrasons pour visualiser le cœur sous différents angles. Les ultrasons envoyés vers les tissus et vaisseaux sanguins sont émis et reçus par une sonde. De cette manière, on peut obtenir une image et des informations sur la structure du cœur ainsi que sur la vélocité et la direction des flux sanguins.
Grâce à cet examen, on peut notamment déterminer la fraction d’éjection du ventricule gauche, observer les hypo kinésies (diminution de la mobilité d’une paroi) et akinésies (absence de mobilité d’une paroi) de toutes les régions du cœur, déceler des problèmes éventuels aux valves. Le Doppler permet de visualiser les flux sanguins dans le cœur.
Mise en culture d’une expectoration
Le médecin est amené à vérifier les gaz du sang→ l’acidité, la pression de l’oxygène et du gaz carbonique.
Cet examen se réalise en prélevant du sang artériel au niveau du poignet (artère radiale) avec une aiguille et une seringue héparinée.
Cet examen permet mesurer le taux de saturation pendant minimum 8h : c’est pour cette raison qu’il se déroule durant la nuit.
Il permet de vérifier vos besoins ou non en oxygène.
Cet examen est nécessaire pour avoir la convention INAMI en oxygène : dans ce cadre, il doit être réalisé une fois par an.
Le patient passe une nuit à l’hôpital, l’infirmière place un bracelet enregistreur autour du poignet relié à un doigtier (capteur) de mesure de saturation.
Il est également relié à un monitoring car cet examen se réalise sans oxygène : l’infirmière doit donc rester attentive à ses éventuels besoins . Pendant la nuit, elle peut être amenée à ajouter un peu d’oxygène si la désaturation est trop importante.
Le kiné vous fait marcher 6 minutes et enregistre votre saturation en oxygène.
Si vous suspectez d’être atteint(e) de BPCO, un dépistage peut être réalisé chez votre médecin traitant ou dans le service de pneumologie. Le test de spirométrie est rapide et indolore.